L'Open space m'a tuer : un pavé dans la vitrine cool de l'e-business !
Parmi mes lectures de vacances, ce petit livre qui dessine en quelques tranches de vie le malaise d'un milieu professionnel que je connais bien : le mien ! Bienvenue dans le monde super cool en surface des agences web, des SSII et autres boites de conseil ! Un livre sans pitié qui commence par une analyse de l'éco-système de l'open space, pouquoi l'open space, son vocabulaire (ah le fameux "wording" !), comment y vit-on, les combines pour contourner l'autodiscipline imposée par cette organisation collective des bureaux; puis les auteurs enchainent les portraits de salariés brisés par la pression des projets, dérouté par l'absence de hiérarchie, anéantis par la non-reconnaissance. C'est sans pitié, les noms des sociétés les plus stimatisées sont à peine maquillés : Fullsix devient Fullsex, Cap Gemini > CapCefini et Duke > Puke.
Une bonne baffe qui n'aura jamais l'impact d'un "Extension du domaine de la lutte" de Michel Houellebecq, mais une bonne baffe quand même pour des mecs comme moi qui dirigent des boites de la même famille. Il faut des livres comme ça, autant de piqures de rappel, pour faire une petit break au beau milieu de la folie openspacienne et se poser les bonnes questions, pour ne jamais laisser la pression des objectifs étouffer définitivement la petite part d'humain qui reste en nous.
Et je vous laisse avec le passage qui m'a le plus marqué où comment Facebook est en train de créer de nouvelle attitudes dans notre vraie vie. A méditer :
"Karine devance systématiquement le regard des autres avec ses photos de vacances. Elle est partie au Brésil. A Copacabana ! Brasil tropical! E bonito por natureza. Les photos sont tellement marquées du sceau du bonheur qu'on a l'impression qu'elles ont été prises pour Facebook."
"L'Open Space m'a tuer" d'Alexandre des Isnards et Thomas Zuber. Editions Hachette Littératures
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J'avais adoré l'extension du domaine de la pute... euh... lutte, qui reste pour moi le meilleur MH.
J'ai peu que "l'open space m'a tuer" ne s'adresse à une catégorie de personnes pour être pleinement apprécié. Me trompe-je dis l'éléphante ?
Rédigé par : Christina | mar. 06 jan 2009 à 20:55
SPHINCTER POUR TOUS !
Rédigé par : le pétomane | mar. 06 jan 2009 à 23:29
Ah je reconnais les locaux de DDB, je me trompe ?
Rédigé par : Thomas | mer. 07 jan 2009 à 00:24
Moi aussi je l'ai lu pendant mes vacances. J'ai adoré... que de souvenirs horribles des open space de Publicis ou Leo... ouf, j'en suis parti...
Il faut le lire, c'est génial !
Arnaud.
Rédigé par : Arnaud Gautelier | mer. 07 jan 2009 à 10:50
Merci pour ton avis :) je vais m'empresser d'aller le lire, en repensant à ma période Open-space (que je ne regrette pas)
Rédigé par : Bao | mer. 07 jan 2009 à 11:06
En lisant les commentaires, je constate que personne ne semble regretter sa période open-space.
A contrario, j'imagine aisément que tout le monde regrettera sa période open-bar... non ?
Rédigé par : Christina | mer. 07 jan 2009 à 14:03
"...que de souvenirs horribles"
Rédigé par : Arnaud Gautelier | mer. 07 jan 2009 à 15:10
L'openspace a été inventé il y a fort longtemps.
Les architectes ont vanté ces mérites, aujourd'hui le retour de bâton...
Rédigé par : unevilleunpoeme | mer. 07 jan 2009 à 15:44
NO PUB - le jour où la pub s'est arrétée.
A LIRE !!
Rédigé par : | mer. 07 jan 2009 à 22:04
NO PUB - le jour où la pub s'est arrétée.
A LIRE !!
Rédigé par : | mer. 07 jan 2009 à 22:05
J'ai eu la chance d'organiser pour le Club Metro (mon ancien poste) une rencontre avec les auteurs pour les membres du Club et franchement, les auteurs sont vraiment sympas.
Totalement 2.0, super ouverts au dialogue et leur bouquin est vraiment génial !
Une belle rencontre quoi !
Rédigé par : Emmanuel BRUNET - www.emmanuelbrunet.com | mer. 07 jan 2009 à 23:00
Un pavé dans la vitrine, ça agrandira l'open space...
Rédigé par : christophe Borhen | jeu. 08 jan 2009 à 09:05
Exasperant ces commentaires!
Le travail resulte d un contrat entre un employe et un employeur. les deux sont libres d entrer dans le contrat et en acceptent les conditions; a tout moment, ils peuvent rompre le contrat, unilateralement (i.e. un employe demissionne, une entreprise vire)
ce qui m'enerve le plus est le mode "voila ce qu on impose aux gens, c'est affreux, l'entreprise moderne et son vocable anglo saxon qui pressurise les gens et les force a travailler dans un bocal en brisant leur individualite". effarant, autant que les mecs qui se croient cools en decrivant ca et en se trouvant drole. etre critique n'est pas le synonyme de critiquer tout systematiquement. je trouve ca tres parisien justement!
Rédigé par : sophie | jeu. 29 jan 2009 à 11:26
Sophie tu fais quoi là ? Tu es en train de critiquer. Amusant. As-tu lu le livre au moins ? Ca ne dit pas ça du tout. Et c'est dit avec humour, grinçant certes.
Rédigé par : titi99 | mar. 03 fév 2009 à 11:58
Sophie tu fais quoi là ? Tu es en train de critiquer. Amusant. As-tu lu le livre au moins ? Ca ne dit pas ça du tout. Et c'est dit avec humour, grinçant certes.
Rédigé par : titi99 | mar. 03 fév 2009 à 11:58
J'ai adoré le bouquin même si pour moi l'open space reste un bon souvenir...
Rédigé par : Nicknolte | mer. 11 fév 2009 à 09:12
@Sophie "les deux sont libres d entrer dans le contrat et en acceptent les conditions; a tout moment, ils peuvent rompre le contrat, unilateralement"
Je vois que tu as bien compris la théorie. La pratique, c'est une pression par le marché du travail, qui fait que même les jeunes bac +5 sont obligés d'accepter n'importe quelles conditions de travail, pour un salaire parfois très incorrect, et ce afin de pouvoir continuer à louer leur studio a 900 euros les 40 m².
Bien des personnes acceptent donc les conditions du contrat parce qu'elles n'ont pas le choix, et ne peuvent pas le rompre pour les mêmes raisons
Dans quel monde tu vis ? J'imagine que les personnes ( comme moi d'ailleurs qui suis dans l'informatique scientifique pour un grand groupe ) n'ont pas de soucis à se faire, et peuvent "rompre le contrat" mais il faudrait peut être voir plus large. On est pas tous les rois du pétrole sur le marché du travail.
Rédigé par : Benoit | mer. 03 fév 2010 à 09:16
Ce livre m'a beaucoup plu, il est criant de vecu , de vérités pas toujours bonnes à dire dans une société où le 'quick and durty' ne nous donne plus envie d aller travailler tous les matins du nord au sud de l europe.
De la finance à l industrie le mal s'est propagé comme une trainée de poudre et il tue tous les jours physiquement et moralement des jeunes et des moins jeunes . Comment enrayer le mal,ce ne va pas être facile surtout lorsque l internet ,les reseaux sociaux et le travaille à distance complète le décor et amplifient le phénomène
Vivement la retraite ou le travail à son propre compte. Même les pme commencent à etre atteinte ... Vite un antidote quelqu'un à des idées
Rédigé par : Skilux | mer. 02 mai 2012 à 23:20