Izia, bientôt dans ton Tomcast !
Je viens de finir de shooter à l'instant le Tomcast d'Izia à l'occasion de la sortie de son nouvel album "So Much Trouble". Izia est comme dans ses concerts... Dingue ! A découvrir très bientôt. Stay connected !
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Je viens de finir de shooter à l'instant le Tomcast d'Izia à l'occasion de la sortie de son nouvel album "So Much Trouble". Izia est comme dans ses concerts... Dingue ! A découvrir très bientôt. Stay connected !
Voilà un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. La Fiac réunit le meilleur et le pire de la création contemporaine. Qu'on aime ou qu'on déteste une oeuvre, rien ne laisse ici indifférent, les messages pullulent, les esprits libres ont bien bossé, même si cette année, crise oblige, on a assisté au retour d'une certaine "sagesse" - il faut bien vendre mon bon petit monsieur !
Grâce à mon ami Cyril et à son amie Melvina Mossé, responsable du mécénat du Grand Palais, nous entrons par l'entrée des artistes, évitant ainsi les files chaque années plus interminables, même pour les VIP de la soirée d'ouverture. Merci à eux ;-)
Cette année je suis arrivé tôt et je n'ai pas touché un petit four, aucun stand ne m'a échappé et voici ma sélection.
L'oeuvre qui m'a le plus troublé :
"Shoud be titled" d'Andro Wekua. J'avoue que suis resté scotché devant cette sculpture très réaliste et la présence bizarre qu'elle dégageait.
Hier soir j'étais au concert de Stanislas (revoir son Tomcast). Un concert très étonnant à l'image du troisième album "Top Hat" de l'artiste qui a voulu explorer un genre à part : le jazz, et un répertoire universel : celui de Fred Astaire. Musicien émérite, passionné et érudit (il a été l'un des plus jeunes chefs d'orchestre de France), Stanislas a su convaincre l'élite de la jazzosphère de l'entourer. L'occasion pour moi de découvrir sur scène la violence assise, l'énergie brutale de cette musique d'initiés que Christian Gailly décrit si bien dans son roman "Un soir au club" (Ed de Minuit) - j'avais adoré, bien qu'incapable de comprendre comment des musiciens de jazz pouvaient s'exciter autant que des métaleux.
Ce soir j'ai compris en regardant l'incroyable batteur André Charlier s'éclater, le visage littéralement tordu par le kif pour comprendre que le jazz a plus que jamais sa place parmi les musiques du Diable, forcément les meilleures...
J'avoue, j'ai frissonné quand la chanteuse américaine Robin McKelle a rejoint Stanislas sur scène pour un duo hallucinant sur “Let’s Call The Whole Thing Off”. Grosse grosse classe, grosse grosse claque !
Un beau moment !
Pour mes lecteurs non-pubards, Stratégies, c'est comme Musique Info Hebdo sauf que ça parle de la publicité, c'est comme France Dimanche sauf qu'au lieu de nous donner des nouvelles de Ticky Holgado ou d'Alain Gillot-Pétré, ça nous cause de Georges Mohammed Chérif ou de Fred&Farid. Bref, ce beau magazine que j'adore de tout mon coeur fête ses 40 ans et à cette occasion, la rédaction a fait plancher le gotha de la création française sur des projets de couvertures anniversaire. (A voir ici). Et ma préféré, de très loin, c'est celle-ci :
Alors que la plupart des DC star de la pub versent dans la blagounette, l'astuce, le clin d'oeil érudit pour se valoriser ou carémment la private joke, Benoit Devarrieux profite de la tribune qui lui est offerte pour soulever un véritable problème de société (avec en plus une jolie DA) qui me tient à coeur. Il y a peu d'ailleurs je discutais avec un ami suisse, convaincu que la prochaine interdiction porterait sur la viande (dans environ 30 ans). Les mentions légales et autres interdictions sanitaires déresponsabilisent toujours plus l'individu : "Mais on m'avait pas dit qu'un couteau ça coupe, c'est pas marqué dessus, c'est un scandale" "Ben ouais mon gars, c'est comme toi, c'est pas marqué dessus que t'es trop con !".
Sinon j'aime aussi beaucoup celle de Pascal Grégoire de l'agence La Chose :
mais il faut avoir connu ça pour comprendre le clin d'oeil (voire l'hommage) :
Faut-il comprendre que la publicité a pris un sacré coup de vieux ?
Aujourd'hui sort Polisse, le film événement de Maïwenn. J'ai eu la chance de le voir en mai dernier au festival de Cannes (souvenez-vous) et voici ma critique qui n'a pas bougé :
Oui, ce film est un véritable OVNI, une plongée dans le quotidien de la brigade de la protection des mineurs qui commence par le générique de... "l'île aux Enfants", le vrai l'original "Voici venu le temps des rires et des chants, des enfants heureux..." alors que c'est précisémment l'inverse que l'on va voir ! Curieux pied de nez qui annonce un film oscillant en permanence entre le drame parfois sordide et la franche comédie avec pour toile de fond des sujets graves comme la pédophilie, la maltraitance des enfants, le viol entre ados, l'exploitations des mineurs. Honnêtement je n'ai jamais vu un film faire à ce point le grand écart sans jamais se casser la gueule. Les acteurs sont tout simplement exceptionnels et chacun a le droit à sa scène culte.
JoeyStarr est franchement étonnant en flic et papa, crédible, touchant, révolté, impuissant, on assiste à la naissance d'un putain d'acteur. C'est clairement lui qui est le plus gâté par un scenario qui lui offre quelques répliques irresistibles. Et ces remarques irresistibles qui ont déclenché des tonnerres d'applaudissements dans la salle, il en fallait pour supporter la dureté de certaines scènes : un femme africaine qui vient abandonner son enfant, l'avortement d'une adolescente à la limite de l'insoutenable... Mais pour une fois rien de gratuit, des moment extrèmements puissants qui viennent parfaitement soutenir le propos et qui sont filmés avec beaucoup de sensibilité et de simplicité.
J'ai été impressionné de voir à quel point Maïwenn frappait juste avec son film, son analyse des relations parents enfants, que ce soit dans la normalité la plus banale à la pire déviance, tout est juste, bien vu, jamais caricatural.
On ressort donc de ce film complètement bousculé mais pas dégoûté, convaincu d'avoir déniché un grand film, d'avoir aimé une nouvelle grande réalisatrice qui a bien mérité son Prix du Jury à Cannes (les pros du cinéma avec qui j'ai discuté sont unanimes ) !
Direction la piscine du Ritz, le premier étage de ma soirée commence au sous-sol. Tandis que les photographes n'ont d'yeux que pour les peoples venus trinquer à la SanPé, je savoure le petit moment poétique de cette journée rugueuse comme seul notre monde de brutes sait en inventer. L'endroit d'ordinaire inaccessible est magnifique et le ballet aquatique des nageuses de l'équipe de France de natation synchronisée masque le cliquetis des coupes, figeant le temps, comme une pause au milieu de la lutte pour être le plus beau, le plus fin, le plus aimé, le plus reconnu...
Christian Dior redonne au flipper ses lettres de noblesse avec un film d'animation 3D pour présenter l'esprit de la collection de bijoux couture "Mise en Dior". Il fallait oser, la très charmante Camille Miceli et l'agence Al Dente l'ont fait !
Le Café de la Jatte est un endroit emblématique de la publicité des années 80-90 à l'époque ou la plupart des agences se concentraient à Neuilly et Levallois. Si la cuisine n'avait rien d'exceptionnel, le lieu était un buzz à tout lui seul avec son immense squelette de dinosaure suspendu au plafond (le squelette de Jacques Séguéla diront les mauvaises langues ?), sa vaste salle et sa terrasse bien agréable située sur la très paisible et cossue île de la Jatte (Nicolas Sarkozy y habitait avant d'être président).
Olivier Dutertre et Giovanni Perrone ont repris le Café de la Jatte cet été en prenant soin de conserver tout ce qui faisait le succès du lieu et en y ajoutant ce qui manquait, une touche gastronomique, 100% italienne avec le meilleur de la cuisine des Pouilles, région dont le chef Giovanni est originaire.
En mode dégustation, nous avons eu le droit à un véritable festival qui a commencé par une pizza aux truffes à se rouler par terre (16€) !
Lire la suite "Un dîner avec Giovanni Perrone au Café de la Jatte !" »
Youpi, Sebastien Carletti, l'auteur du génial Nos jouets 70-80 est de retour avec un nouvel ouvrage tout plein de nostalgie : "Nos années Strange 1970/1996" ecrit avec Jean-Marc Lainé. Tous les fans des super héros se régaleront de l'incroyable travail d'archive réalisé par les auteurs.
Nombreuses couvertures de Strange, posters, mais aussi produits dérivés, du pyjama au déguisement en passant par les poupées ou le PEZ de l'arraignée (à l'époque on disait pas trop Spiderman au pays du saucisson) !
Un super cadeau à s'offrir ou à offrir à tout bon fan de super héros qui se respecte, pour la modique somme de 25 euros et c'est édité chez Beaux Livres Flammarion !
J'ai testé pour vous. Film 2/2 from Next360 on Vimeo.
Tiens aujourd'hui j'ai reçu cette vidéo pour les hotels Novotel qui m'a fait sourire ! On retrouve le jet setter Emmanuel de Brantes dans un numéro très Poelvoordesque !
Et bien vous savez quoi, je les trouve cools ces petits films ! Frais, propres, bien écrits avec notamment cette phrase exquise qui a tout pour devenir culte :
Je veux pas être vulgaire, mais ici c'est très bon !
En fait c'est même cette phrase qui m'a poussé à publier cette vidéo !
Et peut-être aussi la signature que j'aurais jamais osé : "Novotel, c'est impec' !" Et si la pub redevenait sensass' ? voire épatante !
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Renaud
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