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Tomcast Slash, ex-guitariste de Guns N'Roses : "Je ne mets pas David Guetta et le Rock n'Roll sur la même longueur d'onde !"

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Avant toutes choses un immense merci à la talentueuse journaliste Florence Rajon du magazine Start Up qui, connaissant ma vénération pour l'individu, m'a littéralement incrusté dans son créneau horaire (Warner est la seule maison de disque où je n'ai aucun contact). Son geste m'a énormément touché.

Voici donc un Tomcast un peu particulier pour deux raisons, la première c'est que Slash est un des héros de mon panthéon personnel, j'ai passé des nuits entières à tenter de reproduire ses solos magiques sans jamais atteindre son incroyable vélocité et Guns N'Roses est certainement le groupe qui m'a le plus marqué musicalement. La deuxième particularité c'est que pour des raisons que j'ignore, je n'ai pas eu le droit de filmer l'entretien ! Voici donc mon premier Tomcast écrit !

Rendez-vous à l'hôtel de Sers où nous retrouvons un Slash en pleine forme qui semble avoir troqué sa légendaire bouteille de Jack Daniel's contre une bouteille d'Evian. Sage résolution ou hommage de circonstance au public français avec qui il a toujours entretenu une relation privilégiée ? Interview avec le mythique guitariste des Guns n'Roses à l'occasion de la sortie de "Apocalyptic Love", dernier projet de Slash avec un nouveau complice au micro : le talentueux Myles Kennedy.

Comment s'est fait le choix de Myles Kennedy comme chanteur ?

Non seulement c'est un chanteur fantastiquement doué, mais en plus c'est un mec super humble, super présent et à fond dans la collaboration créative ce qui fait que nous avons eu énormément de plaisir à bosser ensemble.

Et Velvet Revolver alors, c'est fini ?

Après des années de relations tumultueuses au sein d'un groupe, je me sens libéré d'avoir mon propre projet à moi dont je suis fier. Mais attention je suis toujours dans Velvet Revolver et forcément à un moment ou un autre on refera un album ensemble et je retomberai dans la normalité des groupes où tout le monde veut donner son avis et avoir le dernier mot ! Mais pour l'instant je savoure cet état complètement zen, d'ailleurs avant je ne savais même que c'était possible d'être aussi détendu !

Si c'est ton projet à toi, pourquoi tu ne chantes pas ?

Je ne chante pas, je ne suis pas un artiste du verbe ! Là je peux discuter et faire cette interview, répondre à des questions, mais je ne suis pas un mec bavard, je n'aime pas m'exprimer. Je n'aime pas l'idée de communiquer mes sentiments dans des chansons. C'est tellement pas moi !

Comment vous bossez avec Myles ?

J'écris la musique puis je partage avec Miles et il revient avec des mélodies vocales, on rebosse ensemble et ce n'est qu'une fois que le morceau est bien carré qu'on écrit les paroles définitives.

Qu'est ce que vous avez voulu exprimer au travers d'une chanson comme "No More Heroes" ?

"No more heroes", c'est une chanson qui parle des héros que l'on place sur un piédestal et qui vous finissent par vous laisser tomber, c'est une chanson sur la déception qui nous a été en partie inspirée par la politique américaine de l'époque.

Voilà qui est intéressant, est-ce que tu peux développer ?

Désolé, je n'en dirai pas plus. Je ne veux pas mélanger la politique et la musique

Parmi tous les groupes de la grande vague rock US des années 90 (dont faisait partie Guns n'Roses) lesquels selon toi mériteraient de passer à la postérité ?

Mes groupes préférés des années 90 sont Soundgarden, Alice in Chains, Rage against the machine et… et c'est tout en fait ! Ce sont vraiment les 3 grands groupes vraiment excitants qui ont émergé de cette période ! Je n'ai rien entendu de semblable depuis.

Et aujourd'hui, parmi les nouveaux groupes de rock, qui te parait le plus prometteur ?

Aujourd'hui le paysage musical est vraiment bizarre quand on parle de rock n'roll. J'aime Alter Bridge, le groupe de Myles, j'aime Avenged Sevenfold, j'aime Airbourne (un groupe de hard rock australien). mais il n'y a pas un mouvement massif comme dans les années 90 où il s'est vraiment passé un truc très fort quand Nirvana est arrivé avec plein de super groupes dans leur sillage et une attitudes commune. On a vraiment assisté à l'éclosion d'une scène, ça c'est terminé par Limp Bizkit et Korn et aussi des groupes mélangeant le rap et le metal qui n'ont pas fait long feu. Et après pour ces 10 dernières années, aucun nouveau groupe emblématique ne me vient à l'esprit ! Finalement si l'on y réfléchit bien, le seul point salutaire de cette période plutôt propice à la Pop music c'est l'émergence de chanteuses comme ces "fucking" Katy Perry, Rihanna, Lady Gaga… c'est dans ce domaine qu'on arrive encore à trouver quelque chose de cohérent alors que dans le rock n'roll c'est plus délicat !

Est ce que tu connais David Guetta ?

oui !

Est ce que tu penses que son succès est une menace pour le rock n'roll !

Je ne mets pas David Guetta et le rock n'roll sur la même longueur d'onde. Le mouvement global techno/house music se développe dans son coin et n'a rien à voir avec le rock n'roll, même si on essaye régulièrement de faire des parallèles. C'est vrai que des DJ me harcèlent tous les jours pour je joue avec eux pour mélanger guitare et musique techno - et je n'ai rien contre le concept car je suis complètement open minded mais honnêtement j'ai n'ai jamais entendu de mélange Techno + rock digne concurrencer ce que faisait Nine Inch Nails avec talent. Je trouve qu'il n'y a rien de sexy dans la musique techno. J'aime bien l'idée que l'on puisse aller en club et voir des mecs comme DJ Chuckie, Skrillex ou David Guetta avec toutes les meufs sont à fond, genre "Wouhouuuu" ! C'est génial" mais la musique est tellement chiante avec toujours ce même tempo monotone. Bref il n'y a rien qui m'attire dans tout ça.

Quelles sont les collaborations avec d'autres artistes qui t'ont le plus marqué ? 

Toutes mes collaborations ont été cool et uniques en leur genre. Par exemple bosser avec Iggy Pop, ça n'a tellement rien à voir avec les autres artistes. C'était très spécial. Travailler avec Lenny Kravitz c'était génial aussi mais ce sont deux expériences totalement différentes avec chacune leurs points positifs et autant d'occasions pour moi de progresser. Mais la collaboration qui m'a le plus marqué, mon expérience la plus salutaire, c'est quand j'ai travaillé avec Ray Charles ! J'ai passé pas mal de temps avec Ray vers la fin de sa vie et j'ai eu la chance de beaucoup travailler avec lui. C'était fabuleux de bosser avec ce grand maitre de la musique et je ne l'oublierai jamais. Mais les autres collaborations étaient bien aussi !

Qu'est ce que ça t'a fait d'être récemment intronisé au Rock N'Roll Hall of Fame avec les Guns N'Roses ?

En fait, je suis passé par toutes sortes de sentiments dans les jours qui ont précédé l'événement, pas mal de négatifs, beaucoup de points d'interrogation. Pourquoi nous et pas les groupes majeurs, bien plus anciens que Guns n'Roses, qui nous ont influencés et qui n'ont même pas été nominés (commes Deep Purple par exemple) ? Et puis il y a eu le putain de problème de savoir qui des Guns allait venir à la cérémonie ! Moi j'aurais adoré qu'on réunisse tout le monde, qu'on fasse un bon gros concert tous ensemble et qu'on en finisse avec tout ça, qu'on se détende un peu ! Bien sûr c'était impossible, même pour un concert unique.

Finalement Axl a publié une lettre annonçant qu'il ne viendrait pas. Avec Duff on s'est dit : "Allez putain on s'en fout, on y va et on joue !" Donc y'avait Gilby, Steven, Duff et moi-même et Duff a dit "On devrait prendre Myles comme chanteur, il connait bien les chansons. Donc on y est tous allé ensemble et au moment de l'intronisation avec les discours et tout ça il y a eu un profond sentiment positif d'avoir fait partie de quelque chose, pas en tant qu'individu mais en tant que groupe, quelque chose de vraiment spécial, quelque chose d'important. C'était un sentiment fantastique.

Ensuite on a joué les 3 chansons et le retour de public a été génial. Rien que pour ce moment, ça valait la peine. Et puis ils nous ont filé une petite plaque, un genre de statuette et le lendemain matin j'étais dans un avion pour l'Europe et me voilà. Fin de l'histoire. Ouais, en fait, on a vraiment eu l'impression de refermer un truc. Je n'ai jamais prévu qu'il y aurait une jour une réformation du groupe et si on l'a fait c'est vraiment pour les fans qui étaient si nombreux à le demander et quand le show s'est terminé il y a eu une sorte de grand soulagement, on allait enfin pouvoir passer à autre chose. C'était encore plus vrai pour Steven Adler qu'on avait viré dans les années 90 et qui attendait depuis des années qu'on rejoue ensemble. Et même lui, après le show il a dit qu'il pouvait enfin refermer ce chapitre de sa vie. Oui, ça a été une sorte de libération pour nous tous, même si nos fans n'ont pas obtenu exactement ce qu'ils espéraient. Je ne veux plus jamais entendre parler de réunion. Terminé !

Que penses-tu du public français ?

Je pense que si l'on revient aux débuts du groupe, avant que nous soyons suffisamment gros pour faire des concerts en France, les français nous ont adoptés et ils ont commencé à être fidèle à Guns n'Roses dès 1988. Donc j'ai toujours eu une relation spéciale avec les fans français. Et puis j'ai été conçu en France !!! Je l'avais oublié mais ma mère et mon père se sont rencontré ici. C'est marrant ça m'est revenu aujourd'hui, je n'y avait jamais pensé avant.

Bref à chaque fois que je viens jouer en France je sens une sorte de sentiment d'appartenance et c'est cool ! D'ailleurs, le concert le plus hot de toute ma carrière était celui que nous avons donné au Zénith l'été dernier, putain, il faisait plus de 35° dans la salle !

Au fait, il vient d'où ce surnom de Slash ?

En fait c'est Seymour Cassel (un acteur américain) qui m'a donné ce nom. Son fils était mon meilleur ami, j'étais un petit punk à l'époque et avec d'autres potes on séchait les cours et Seymour nous permettait de squatter sa maison. En échange on l'aidait à cultiver ses plants d'herbe. Tant qu'on l'aidait pour son herbe on pouvait rester toute la journée ! Et donc Seymour a commencé à m'appeler Slash, c'est devenu un surnom et tout le monde s'est mis à m'appeler comme ça. Mais je n'ai jamais su pourquoi il avait choisi "Slash" jusqu'à ce déjeuner en Belgique en 1993 avec Seymour et ma mère. Là je lui ai demandé "Mais pourquoi tu m'a appelé Slash ? D'où ça t'es venu ?" Il a répondu que c'était parce que j'étais toujours pressé, que je ne m'arrêtais jamais de parler, toujours en train de bosser sur des nouveaux trucs, programmer des concerts, réunir un groupe, toujours impatient ! C'est pour ça qu'il m'a appelé Slash !

Apocalyptic Love - Slash (Warner), sorti le 21/05/2012 

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Commentaires

Stefalex

Appetite for Destruction mon Tom!!!!
Que de grands souvenirs!!!!!

Maxime Grinfeld

Salut Thomas,

ça a du être un grand moment pour toi!

Max

Didier

Super interview ! Je suppose que la vidéo va venir bientôt ?

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