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Pourquoi j'ai aimé Samba d'Eric Tolédano et Olivier Nakache ?

SambaD'abord parce que j'aime Eric Tolédano et Olivier Nakache que je suis depuis maintenant presque neuf ans. Alors au lieu de regarder Samba comme un défi "Feront-ils aussi bien qu'Intouchables?", je me suis contenté du plaisir de retrouver dans le film, tous ces petits moments de bonheur dont le duo de réalisateurs a le secret. Tu veux savoir pourquoi je les aime tant, ces deux mecs ? La réponse en 5 points après avoir vu leur dernier film Samba qui sort le mercredi 15 octobre :

1) Créer une alchimie entre deux personnages que tout oppose. Et ici c'est une double opposition : les personnages (un sans-papier et une cadre supérieure en burn out) mais aussi les acteurs ! Pas besoin de démontrer que tout oppose Omar Sy et Charlotte Gainsbourg, de leurs origines à leur filmo en passant par leurs réseaux, leur humour et même - j'en suis sûr la musique qu'ils écoutent. Et pourtant tout cela fonctionne à merveille, alors même que sur le papier ça parait un peu énorme, limite conte de fée. Une mention particulière pour Charlotte Gainsbourg que j'aime depuis l'Effrontée de feu Claude Miller (oui ça fait longtemps!) : elle m'a profondément touché, si juste dans sa fragilité, dans sa maladresse face à cet univers qu'elle découvre. 

2) Créer des personnages secondaires précieux. Quelle super idée d'avoir choisi Izia (voir son Tomcast), cette fille est une bombe, sur scène évidemment et de plus en plus au cinéma. L'associer à Charlotte Gainsbourg est une idée géniale des réalisateurs.

3) Omar. Evidemment, l'acteur fétiche d'Olivier et Eric (c'est leur 5ème collaboration). Il faudrait 3 blogs pour dire tout le bien que je pense de ce mec (voir son Tomcast avec Eric et Olivier). Lui qui a tant caricaturé les accents noirs (du sénégalais à l'antillais) dans son duo avec Fred, réussi la performance de jouer tout un film avec un accent suffisamment juste pour ne pas éclabousser les subtils moments imaginées par les réalisateurs.

4) La bande-son : Funk, soul, reggae… comme des petits Tarantino, les deux réalisateurs soignent leur bande-son issue de leur propre vie et savent se garder des scènes ou la musique a une grande importance. Cette fois on retiendra le long plan séquence d'intro ainsi que la soirée dansante de l'association et c'est Bob Marley qui tire nettement son épingle du jeu pour mon plus grand plaisir.

5) Insuffler un tsunami d'optimisme dans un sujet tendu. C'était déjà le cas avec "Intouchables", alors récidiver sur le sujet des sans-papiers, c'était pas gagné et d'autant plus courageux que les critiques détestent qu'on rigole de sujets sérieux avec un budget de plus de 2 millions d'euros (et encore plus avec ce saltimbanque du SAV de Canal+).

"Samba" d'Eric Tolédano et Olivier Nakache, sortie le 15 octobre 2014

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3 coeurs, un chef d'oeuvre !

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Attention, film exceptionnel ! Bon je ne vais pas me la péter, au départ j'y suis allé pour pour les acteurs : Benoit Poelvoorde évidemment, Charlotte Gainsbourg (formidable dans Samba mais je vous en reparlerai) et Chiara Mastroianni et puis aussi pour le pitch captivant autour du thème du rendez-vous manqué, cette peur qu'on peut tous potentiellement avoir un jour, celle de passer à côté de l'amour de sa vie.

Marc est contrôleur des impôts, en mission en Province il rate son train de retour et rencontre Sylvie (Charlotte Gainsbourg), c'est le coup de foudre immédiat, ils passent la nuit ensemble et promettent de se revoir à Paris, un rendez-vous est fixé dans le jardin des Tuileries mais Marc terrassé par un malaise arrive en retard. Sylvie dépitée part aux Etats Unis avec son compagnon qu'elle avait pourtant prévu de quitter. Dépité également Marc retourne dans la ville de Province et rencontre Sophie (Chiara Mastroianni), ils tombent amoureux, projettent de se marier sauf que... Sophie est la soeur de Sylvie !

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Le spectateur le sait depuis le début mais le réalisateur Benoit Jacquot réussi à faire monter une tension qui atteint son apogée quand Marc découvre la vérité par petites touches, on angoisse de leurs retrouvailles, on réalise peu à peu la situation infernale dans laquelle se trouvent Marc et Sylvie, on souffre d'avance pour Sophie douce, aimante et si fragile (merveilleuse Chiara). Et puis il y a la réalisation de Benoit Jacquot que je ne connaissais que de nom. Ce dernier a su créer une osmose magique entre ses acteurs brillants qui nous embarque totalement. Jacquot filme au plus près des sentiments, sans jamais glisser dans le mélo à deux balles, la caméra se balade, glisse élégamment sans jamais fatiguer, on note quelques flous audacieux - Ah les plans dans la voiture à la fin, quelle tension - tandis que les nappes de musique flippantes récurrentes empruntées aux thrillers enfoncent les protagonistes dans leur situation inextricable. Ou encore le plan où Sophie quitte le domicile de son compagnon : des cintres nus qui vacillent, une mise au point sur des photos d'un bonheur passé, une silhouette qui tire une valise, une porte ouverte : tout est dit. Mais quelle classe, quel cinéma ! 

Je suis sorti complètement essoufflé de ce film et c'est là le prodige d'un cinéma d'auteur à son meilleur : Benoit Jacquot a su donner un rythme de fou à son histoire d'amour compliquée en s'interdisant tous les artifices bourrins en vigueur de nos jours. Sa chronique juste et brillante d'une vie de couple en Province est pourtant emballée dans de la dynamite et son talent de réalisateur explose jusqu'au plan final. Putain j'ai déjà envie d'acheter le DVD !

3 Coeurs de Benoit Jacquot, sortie le 17 septembre 2014

La bande-annonce :

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Les 3 frères, le retour... raté !

3freresÇa ne vous a sans doute pas échappé, le grand retour des Inconnus s'est fait sous le feu des mitrailleuses lourdes de la presse avec une quasi-unanimité contre le film (1,8 étoiles sur AlloCine). Les spectateurs eux, sont un peu plus cléments avec un 3,5 étoiles et un box office qui pourrait les voir atteindre les 2 millions d'entrées.

Malgré tout, je suis allé voir le film ce week-end, un peu comme un dû vis à vis d'une époque qui m'a donné beaucoup de rires ! Un peu comme le vrai fan de Johnny qui achète le nouvel album de Johnny par principe - parce que merde c'est quand même Johnny quoi ! Et parce que Les Inconnus, d'abord, ce n'est pas rien. Les mecs ont dynamité l'humour avec leur fameuse Télé des Inconnus au début des années 90 - Nicola Sirkis d'Indochine s'en souvient encore ! Quand au film Les "3 frères", même si ce n'est pas Rabbi Jacob, il est quand même gavé de scènes et de phrases cultes dont tout le monde se souvient encore ("Il est où le cul-cul, elle est où la té-tête"). Et même des humoristes archi-successfull de la génération YouTube comme Norman citent régulièrement les Inconnus comme référence ultime.

Je suis donc allé voir le film ce week-end avec une grande bienveillance prêt à en découdre avec "tous ces critiques parisiens ultra blasés qui détestent la comédie française grand public par principe, etc…". Hélas cette fois, les critiques avaient vu juste. Plus le film avançait sans ne jamais vraiment démarrer, plus j'ai senti l'exaspération monter en moi. L'impression d'un grand retour complètement raté, une infinie paresse face au défi de faire à nouveau marrer. Aucune surprise, aucune inventivité, aucun effort pour inventer des situations inédites, pour creuser un peu les personnages (histoire qu'on s'attache un peu), aucune envie d'apporter un parti pris de réalisation nouveau, aucune envie d'embarquer nos 3 frères (et leur public) dans une vraie aventure. Les seuls demi-sourires arrachés viennent du jeu des comédiens - car oui, ils restent de formidables comédiens (Didier Bourdon le premier). Je pense qu'il aurait fallu offrir la réalisation de ce film à un jeune réalisateur comme Anthony Marciano ("Les Gamins") par exemple et faire entrer de nouveaux auteurs dans le process pour inscrire le film dans son époque et éviter l'écueil de l'auto-plagiat que de nombreux critiques ciné ont déploré à juste titre. Quelle tristesse. Quel gâchis...

Aujourd'hui je me console en retrouvant un peu du plaisir des Inconnus que j'aimais avec Le Studio Bagel qui cartonne sur YouTube. Et apparemment les gens de Canal+ aussi puisqu'ils viennent de se rapprocher - mais genre, très près !

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Yves Saint Laurent : Bravo Jalil Lespert !

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Vu "Yves Saint Laurent" hier soir. Très impressionné par le boulot de Jalil Lespert que je ne connaissais pas en tant que réalisateur mais que j'avais beaucoup aimé dans le captivant "Ressources humaines" de Laurent Cantet (1999).

La solidité de son projet et sa motivation en béton armé ont convaincu Pierre Bergé de lui ouvrir toutes les portes : à lui les robes de légendes et les lieux mythiques de la vie du grand couturier. Le résultat est éblouissant : j'ai frissonné plusieurs fois en découvrant certaines reconstitutions de défilés ou de joyeuses soirées germano-pratines. Mais tout ça ne serait rien sans la prestation incroyable de Pierre Niney qui s'est enfilé des heures d'interview d'Yves Saint Laurent pour adopter ses postures et sa gestuelle. Je me suis précipité sur des images d'archive en sortant du ciné, pas de doute, il EST Yves Saint-Laurent - Pierre Bergé lui-même avoue avoir été particulièrement troublé par certaines scènes.

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Après la projection, Pierre nous a raconté qu'il avait vécu 3 mois avec la voix du couturier dans son iPod pour bien saisir ses intonations et ses tics qu'il a d'ailleurs eu du mal à quitter après le tournage. Guillaume Gallienne est également impeccable dans le rôle difficile de Pierre Bergé, l'homme qui encaisse dans tous les sens du terme. Car la relation très complexe entre ces deux hommes est bien le sujet principal du film : une immense histoire d'amour non conventionnelle déclenchée puis anéantie par le trop grand talent d'un homme malade.

Mais les femmes ne sont pas en reste, d'abord parce qu'elles sont les vedettes de toute l'oeuvre d'Yves Saint Laurent - certains iront même jusqu'à dire qu'il les a libérées (le pantalon c'est grâce à lui !), et ensuite parce que les relations du couturier avec les femmes de son entourage (charmante Victoire interprétée par Charlotte Le Bon) constituent le deuxième grand sujet du film, traité en filigrane avec élégance.

"Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert, sortie le 8 janvier

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"Les garçons et Guillaume, à table"

Guillaume

Je vous avoue que j'avais hâte de voir ce film qui suscite déjà un certain immense enthousiasme dans les milieux autorisés. "Les garçons et Guillaume, à table" c'est d'abord un spectacle à succès, écrit et interprété par le très talentueux Guillaume Gallienne de la Comédie Française, véritable solo autobiographique dans lequel le comédien nous avoue que jeune il était une sorte de fille manquée, plus à l'aise dans le costume de Sissi Impératrice que dans celui de footballeur. Mais est-on forcément gay pour autant ? C'est tout le "suspense" du spectacle... et donc du film particulièrement fidèle. Dans le film, Guillaume démarre sur scène puis son texte devient cinéma, les scènes d'abord assez freaky, puis franchement très drôles s'enchainent, on frôle en permanence le film à sketches, mais disons que le côté terriblement attachant de notre héros sert de liant !

J'avoue que j'ai été assez perplexe devant cette oeuvre que je ne qualifierais pas vraiment de film mais plutôt de curiosité. Le fait par exemple que Guillaume Gallienne interprète à la fois son personnage et celui de sa mère (admirablement bien grimé il est vrai) est une performance hallucinante... brillante sur la forme, mais troublante au point de perturber la perception du fond. J'ai eu du mal à me laisser emporter jusqu'à l'épilogue très émouvant. Bref, à défaut de m'emballer totalement, la projection de "Les Garçons et Guillaume, à table" m'aura au moins permis d'affirmer avec encore plus d'assurance que Guillaume Gallienne est vraiment un immense acteur !

Voir un extrait du film.

"Les Garçons et Guillaume, à table" de Guillaume Gallienne, sortie le 20 novembre 2013

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Tomcast #127 José Garcia :
"Si c'est mon agent qui choisissait mes films, je serais déjà aux Etats-Unis""

Voilà un comédien doté d'une énergie qu'aucun rôle n'est parvenu à épuiser ! De Canal+ au Sentier en passant par la Jet Set, aussi à l'aise dans la peau de Serge Benamou que dans l'univers déprimé de Michel Houellebecq ("Extension du Domaine de la Lutte"). A l'heure où la grande famille du cinéma se déchire, José Garcia est un type marrant "pour de vrai" qui a su rester simple et apprécié de tous. Cette semaine, il est à l'affiche de "Fonzy" d'Isabelle Doval (son épouse), un film très touchant sur la paternité (adaptation du film canadien "Starbuck" que j'avais adoré).

Lire la suite "Tomcast #127 José Garcia :
"Si c'est mon agent qui choisissait mes films, je serais déjà aux Etats-Unis""" »

Malavita : malgré un casting en or, le nouveau Luc Besson manque cruellement de rythme !

Malavita
 

LE PITCH :

Fred Blake alias Giovanni Manzoni (Robert de Niro), repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa femme (Michelle Pfeiffer) et ses deux enfants dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

MON AVIS :

Une belle histoire (le roman de Tonino Benacquista), des acteurs mythiques (De Niro, Tommy Lee Jones), avec un tel matos, c'est sûr qu'on attendait Luc Besson au tournant ! Malavita commence très fort avec une véritable bataille de clichés : les mafieux new yorkais vus par Hollywood contre le petit village de Normandie vu par Luc Besson. Le choc des caricatures est assez jouissif mais s'essoufle assez vite quand le film atteint son rythme de croisière. Au bout d'une heure, on regarde sa voisine et on se dit en coeur : "Mais c'est un peu long quand même !". Vous l'aurez compris, ce film, loin d'être raté manque cruellement de ryhtme, comme si Luc Besson, ébloui par son casting de rêve en avait oublié son savoir-faire électrique de l'époque Nikita (un de mes films cultes).

La vraie bonne surprise de ce film vient finalement des deux jeunes acteurs qui jouent les enfants du couple de mafieux : John D'Leo et Dianna Agron bien connue des fans de la série Glee. J'avoue avoir eu un faible pour cette dernière... Tremble Rafael Nadal (private joke pour ceux qui ont vu le film) !

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"Malavita" de Luc Besson, sortie le 23 octobre 2013

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"9 mois ferme" : Dupontel et Kiberlain au Top !

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LE PITCH :

Ariane Felder (Sandrine Kiberlain) est une jeune juge d'instruction consciencieuse et ultra coincée. Exceptionnellement elle se lache à un réveillon entre collègues et 3 mois plus tard elle découvre avec stupeur qu'elle est enceinte ! Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les tests de paternité révèlent que le père de l'enfant n'est autre que Bob (Albert Dupontel), un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend...

MON AVIS :

J'ai adoré ce film. Un scénario brillant parsemé de grands moments hilarants, parfois très trash - Dupontel ne se renie pas. Mais la grande nouveauté c'est que cette fois on pourrait retirer toutes les scènes trash et il resterait quand même un grand film. Dupontel a clairement franchi un nouveau palier dans son art. A ma connaissance c'est le seul réalisateur français qui arrive à alterner des scènes délirantes et des moments vraiment touchants. Je me suis laissé complètement embarquer dans le film, emmené par des personnages originaux et attachants avec une très jolie galerie de personnages secondaires - ne loupez pas le featuring de Jean Dujardin, un modèle du genre. La réalisation est très classe, parfaitement rythmée et l'alchimie entre Albert Dupontel et Sandrine Kiberlain est totale, jouissive même. Foncez-y ! 

"9 mois fermes" d'Albert Dupontel, sortie le 16 octobre

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"Blue Jasmine" : Woody sauvé par son actrice !

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LE PITCH :

Ruinée, déclassée, humiliée à cause des ecroqueries financières de son richissime mari (largement inspiré de l'escroc Madoff), Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

MON AVIS :

Je suis un immense fan de Woody Allen, je crois que je possède la plupart de ses films en DVD. C'est sans doute pour ça que j'ai été déçu par Blue Jasmine. Où est passée la folie de Woody, où sont les petites phrases qui tuent, les diarées verbales qui font mouche - à défaut de les attirer ?

Faut-il pour autant ranger "Blue Jasmine" tout au fond du même tiroir que le navrant "Midnight in Paris" ? Certainement pas car cette fois Woody a eu beaucoup de chance (et de flair). Son scénario parresseux est littéralement sauvé par la tornade Cate Blanchett qui porte le film de la première à la dernière minute. Elle est juste hallucinante de justesse. ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu une actrice américaine donner à ce point de sa personne, s'abandonner à son rôle. Elle est tout simplement de Niresque (oui j'assume cet adjectif) !

Bref, vous l'aurez compris, la performance de Cate Blanchett dans le dernier Woody Allen est immense, celle de Woody beaucoup moins...

"Blue Jasmine" de Woody Allen, sorti le 25 septembre

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Players : petit film plaisant sur l'univers impitoyable des jeux d'argent en ligne !

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LE PITCH :

Richie (Justin Timberlake), étudiant à Princeton, joue au poker en ligne pour payer ses frais de scolarité. Lorsqu’il se retrouve ruiné, et persuadé d’avoir été arnaqué, il décide de s’envoler pour le Costa Rica afin de retrouver la trace d’Ivan Block (Ben Affleck), le créateur du site. Ivan prend Richie sous son aile et l’amène à intégrer son business. Sentant grandir le danger et réalisant les ambitions démesurées de son boss, Richie va tenter de renverser la donne en sa faveur.

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