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Les 3 frères, le retour... raté !

3freresÇa ne vous a sans doute pas échappé, le grand retour des Inconnus s'est fait sous le feu des mitrailleuses lourdes de la presse avec une quasi-unanimité contre le film (1,8 étoiles sur AlloCine). Les spectateurs eux, sont un peu plus cléments avec un 3,5 étoiles et un box office qui pourrait les voir atteindre les 2 millions d'entrées.

Malgré tout, je suis allé voir le film ce week-end, un peu comme un dû vis à vis d'une époque qui m'a donné beaucoup de rires ! Un peu comme le vrai fan de Johnny qui achète le nouvel album de Johnny par principe - parce que merde c'est quand même Johnny quoi ! Et parce que Les Inconnus, d'abord, ce n'est pas rien. Les mecs ont dynamité l'humour avec leur fameuse Télé des Inconnus au début des années 90 - Nicola Sirkis d'Indochine s'en souvient encore ! Quand au film Les "3 frères", même si ce n'est pas Rabbi Jacob, il est quand même gavé de scènes et de phrases cultes dont tout le monde se souvient encore ("Il est où le cul-cul, elle est où la té-tête"). Et même des humoristes archi-successfull de la génération YouTube comme Norman citent régulièrement les Inconnus comme référence ultime.

Je suis donc allé voir le film ce week-end avec une grande bienveillance prêt à en découdre avec "tous ces critiques parisiens ultra blasés qui détestent la comédie française grand public par principe, etc…". Hélas cette fois, les critiques avaient vu juste. Plus le film avançait sans ne jamais vraiment démarrer, plus j'ai senti l'exaspération monter en moi. L'impression d'un grand retour complètement raté, une infinie paresse face au défi de faire à nouveau marrer. Aucune surprise, aucune inventivité, aucun effort pour inventer des situations inédites, pour creuser un peu les personnages (histoire qu'on s'attache un peu), aucune envie d'apporter un parti pris de réalisation nouveau, aucune envie d'embarquer nos 3 frères (et leur public) dans une vraie aventure. Les seuls demi-sourires arrachés viennent du jeu des comédiens - car oui, ils restent de formidables comédiens (Didier Bourdon le premier). Je pense qu'il aurait fallu offrir la réalisation de ce film à un jeune réalisateur comme Anthony Marciano ("Les Gamins") par exemple et faire entrer de nouveaux auteurs dans le process pour inscrire le film dans son époque et éviter l'écueil de l'auto-plagiat que de nombreux critiques ciné ont déploré à juste titre. Quelle tristesse. Quel gâchis...

Aujourd'hui je me console en retrouvant un peu du plaisir des Inconnus que j'aimais avec Le Studio Bagel qui cartonne sur YouTube. Et apparemment les gens de Canal+ aussi puisqu'ils viennent de se rapprocher - mais genre, très près !

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Yves Saint Laurent : Bravo Jalil Lespert !

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Vu "Yves Saint Laurent" hier soir. Très impressionné par le boulot de Jalil Lespert que je ne connaissais pas en tant que réalisateur mais que j'avais beaucoup aimé dans le captivant "Ressources humaines" de Laurent Cantet (1999).

La solidité de son projet et sa motivation en béton armé ont convaincu Pierre Bergé de lui ouvrir toutes les portes : à lui les robes de légendes et les lieux mythiques de la vie du grand couturier. Le résultat est éblouissant : j'ai frissonné plusieurs fois en découvrant certaines reconstitutions de défilés ou de joyeuses soirées germano-pratines. Mais tout ça ne serait rien sans la prestation incroyable de Pierre Niney qui s'est enfilé des heures d'interview d'Yves Saint Laurent pour adopter ses postures et sa gestuelle. Je me suis précipité sur des images d'archive en sortant du ciné, pas de doute, il EST Yves Saint-Laurent - Pierre Bergé lui-même avoue avoir été particulièrement troublé par certaines scènes.

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Après la projection, Pierre nous a raconté qu'il avait vécu 3 mois avec la voix du couturier dans son iPod pour bien saisir ses intonations et ses tics qu'il a d'ailleurs eu du mal à quitter après le tournage. Guillaume Gallienne est également impeccable dans le rôle difficile de Pierre Bergé, l'homme qui encaisse dans tous les sens du terme. Car la relation très complexe entre ces deux hommes est bien le sujet principal du film : une immense histoire d'amour non conventionnelle déclenchée puis anéantie par le trop grand talent d'un homme malade.

Mais les femmes ne sont pas en reste, d'abord parce qu'elles sont les vedettes de toute l'oeuvre d'Yves Saint Laurent - certains iront même jusqu'à dire qu'il les a libérées (le pantalon c'est grâce à lui !), et ensuite parce que les relations du couturier avec les femmes de son entourage (charmante Victoire interprétée par Charlotte Le Bon) constituent le deuxième grand sujet du film, traité en filigrane avec élégance.

"Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert, sortie le 8 janvier

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"Les garçons et Guillaume, à table"

Guillaume

Je vous avoue que j'avais hâte de voir ce film qui suscite déjà un certain immense enthousiasme dans les milieux autorisés. "Les garçons et Guillaume, à table" c'est d'abord un spectacle à succès, écrit et interprété par le très talentueux Guillaume Gallienne de la Comédie Française, véritable solo autobiographique dans lequel le comédien nous avoue que jeune il était une sorte de fille manquée, plus à l'aise dans le costume de Sissi Impératrice que dans celui de footballeur. Mais est-on forcément gay pour autant ? C'est tout le "suspense" du spectacle... et donc du film particulièrement fidèle. Dans le film, Guillaume démarre sur scène puis son texte devient cinéma, les scènes d'abord assez freaky, puis franchement très drôles s'enchainent, on frôle en permanence le film à sketches, mais disons que le côté terriblement attachant de notre héros sert de liant !

J'avoue que j'ai été assez perplexe devant cette oeuvre que je ne qualifierais pas vraiment de film mais plutôt de curiosité. Le fait par exemple que Guillaume Gallienne interprète à la fois son personnage et celui de sa mère (admirablement bien grimé il est vrai) est une performance hallucinante... brillante sur la forme, mais troublante au point de perturber la perception du fond. J'ai eu du mal à me laisser emporter jusqu'à l'épilogue très émouvant. Bref, à défaut de m'emballer totalement, la projection de "Les Garçons et Guillaume, à table" m'aura au moins permis d'affirmer avec encore plus d'assurance que Guillaume Gallienne est vraiment un immense acteur !

Voir un extrait du film.

"Les Garçons et Guillaume, à table" de Guillaume Gallienne, sortie le 20 novembre 2013

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Tomcast #127 José Garcia :
"Si c'est mon agent qui choisissait mes films, je serais déjà aux Etats-Unis""

Voilà un comédien doté d'une énergie qu'aucun rôle n'est parvenu à épuiser ! De Canal+ au Sentier en passant par la Jet Set, aussi à l'aise dans la peau de Serge Benamou que dans l'univers déprimé de Michel Houellebecq ("Extension du Domaine de la Lutte"). A l'heure où la grande famille du cinéma se déchire, José Garcia est un type marrant "pour de vrai" qui a su rester simple et apprécié de tous. Cette semaine, il est à l'affiche de "Fonzy" d'Isabelle Doval (son épouse), un film très touchant sur la paternité (adaptation du film canadien "Starbuck" que j'avais adoré).

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"Si c'est mon agent qui choisissait mes films, je serais déjà aux Etats-Unis""" »

Malavita : malgré un casting en or, le nouveau Luc Besson manque cruellement de rythme !

Malavita
 

LE PITCH :

Fred Blake alias Giovanni Manzoni (Robert de Niro), repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa femme (Michelle Pfeiffer) et ses deux enfants dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

MON AVIS :

Une belle histoire (le roman de Tonino Benacquista), des acteurs mythiques (De Niro, Tommy Lee Jones), avec un tel matos, c'est sûr qu'on attendait Luc Besson au tournant ! Malavita commence très fort avec une véritable bataille de clichés : les mafieux new yorkais vus par Hollywood contre le petit village de Normandie vu par Luc Besson. Le choc des caricatures est assez jouissif mais s'essoufle assez vite quand le film atteint son rythme de croisière. Au bout d'une heure, on regarde sa voisine et on se dit en coeur : "Mais c'est un peu long quand même !". Vous l'aurez compris, ce film, loin d'être raté manque cruellement de ryhtme, comme si Luc Besson, ébloui par son casting de rêve en avait oublié son savoir-faire électrique de l'époque Nikita (un de mes films cultes).

La vraie bonne surprise de ce film vient finalement des deux jeunes acteurs qui jouent les enfants du couple de mafieux : John D'Leo et Dianna Agron bien connue des fans de la série Glee. J'avoue avoir eu un faible pour cette dernière... Tremble Rafael Nadal (private joke pour ceux qui ont vu le film) !

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"Malavita" de Luc Besson, sortie le 23 octobre 2013

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"9 mois ferme" : Dupontel et Kiberlain au Top !

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LE PITCH :

Ariane Felder (Sandrine Kiberlain) est une jeune juge d'instruction consciencieuse et ultra coincée. Exceptionnellement elle se lache à un réveillon entre collègues et 3 mois plus tard elle découvre avec stupeur qu'elle est enceinte ! Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les tests de paternité révèlent que le père de l'enfant n'est autre que Bob (Albert Dupontel), un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend...

MON AVIS :

J'ai adoré ce film. Un scénario brillant parsemé de grands moments hilarants, parfois très trash - Dupontel ne se renie pas. Mais la grande nouveauté c'est que cette fois on pourrait retirer toutes les scènes trash et il resterait quand même un grand film. Dupontel a clairement franchi un nouveau palier dans son art. A ma connaissance c'est le seul réalisateur français qui arrive à alterner des scènes délirantes et des moments vraiment touchants. Je me suis laissé complètement embarquer dans le film, emmené par des personnages originaux et attachants avec une très jolie galerie de personnages secondaires - ne loupez pas le featuring de Jean Dujardin, un modèle du genre. La réalisation est très classe, parfaitement rythmée et l'alchimie entre Albert Dupontel et Sandrine Kiberlain est totale, jouissive même. Foncez-y ! 

"9 mois fermes" d'Albert Dupontel, sortie le 16 octobre

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"Blue Jasmine" : Woody sauvé par son actrice !

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LE PITCH :

Ruinée, déclassée, humiliée à cause des ecroqueries financières de son richissime mari (largement inspiré de l'escroc Madoff), Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

MON AVIS :

Je suis un immense fan de Woody Allen, je crois que je possède la plupart de ses films en DVD. C'est sans doute pour ça que j'ai été déçu par Blue Jasmine. Où est passée la folie de Woody, où sont les petites phrases qui tuent, les diarées verbales qui font mouche - à défaut de les attirer ?

Faut-il pour autant ranger "Blue Jasmine" tout au fond du même tiroir que le navrant "Midnight in Paris" ? Certainement pas car cette fois Woody a eu beaucoup de chance (et de flair). Son scénario parresseux est littéralement sauvé par la tornade Cate Blanchett qui porte le film de la première à la dernière minute. Elle est juste hallucinante de justesse. ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu une actrice américaine donner à ce point de sa personne, s'abandonner à son rôle. Elle est tout simplement de Niresque (oui j'assume cet adjectif) !

Bref, vous l'aurez compris, la performance de Cate Blanchett dans le dernier Woody Allen est immense, celle de Woody beaucoup moins...

"Blue Jasmine" de Woody Allen, sorti le 25 septembre

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Players : petit film plaisant sur l'univers impitoyable des jeux d'argent en ligne !

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LE PITCH :

Richie (Justin Timberlake), étudiant à Princeton, joue au poker en ligne pour payer ses frais de scolarité. Lorsqu’il se retrouve ruiné, et persuadé d’avoir été arnaqué, il décide de s’envoler pour le Costa Rica afin de retrouver la trace d’Ivan Block (Ben Affleck), le créateur du site. Ivan prend Richie sous son aile et l’amène à intégrer son business. Sentant grandir le danger et réalisant les ambitions démesurées de son boss, Richie va tenter de renverser la donne en sa faveur.

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"Tirez la langue, mademoiselle" : Louise Bourgoin au top !

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J'avais adoré "La Famille Wolberg" le premier long métrage d'Axelle Ropert, c'est donc tout naturellement que je me suis précipité pour aller voir "Tirez la langue, mademoiselle" son nouveau film sorti mercredi.

LE PITCH : Dans le quartier chinois de Paris, deux frères, tous les deux médecins et inséparables tombent amoureux d'une jolie habitante du quartier dont ils soignent la fille diabétique. Forcément, leurs relations vont en pâtir. 

MON AVIS : Tout d'abord c'est une film très lent - qui ne convient donc pas à tous les publics. Axelle Ropert prend beaucoup de temps pour présenter ses personnages par petites touches avec une subtilité ultra-maitrisée. La réalisatrice obtient le meilleur de ses acteurs et parvient notamment à canaliser la personnalité exhubérante de Louise Bourgoin avec à l'arrivée une justesse sidérante qui propulse très nettement l'ex-miss meteo de Canal dans la catégorie des grandes et des futures très grandes actrices. Axelle Ropert avait réalisé le même tour de force quleques années plus tôt avec le comique belge François Damiens en lui offrant son premier rôle dramatique puissant dans "La famille Wolberg".

L'autre force de ce film c'est le très bel hommage graphique que la réalisatrice rend à son quartier : le 13ème arrondissement de Paris, loin des clichés du genre et donc très différent du type d'hommage que Jean-Pierre Jeunet à pu rendre à Montmartre avec son Amélie Poulain (Serge Kaganski sors de ce corps ;-)) 

Alors pourquoi, mais pourquoi avec tout ce talent déployé, ce film n'a-t-il pas réussi me toucher ? Je ne sais pas. Peut-être qu'à trop vouloir éviter les ressorts de la comédie traditionnelle, par excès d'humilité justement, Axelle Ropert se prive des quelques étincelles narratives qui auraient pu m'emporter dans son film. Je reste donc mitigé et j'attends avec impatience le prochain...

"Tirez la langue, mademoiselle" d'Axelle Ropert, sortie le 4 septembre

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Jeune et (très très) Jolie !

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"Jeune et Jolie", un titre qui évoque immédiatement un célèbre magazine pour jeunes filles disparu en 2010, catalogue de sujets légers pour une cible lycéenne, insouciante, en proie à ses premiers émois et ses grandes questions existentielles : "Ce mec est-il pour moi ?", "Trouver mon style beauté", "Décrypter mon amour d'été pour savoir s'il va durer". Alors quand le film démarre sur la plage pendant les grandes vacances on pourrait se dire que François Ozon a trouvé la parfaite lectrice de "Jeune et Jolie". Isabelle a 17 ans elle est furieusement belle, elle appartient à un mileu favorisé, des parents unis, un petit frère complice, elle a tout pour être heureuse. Alors pourquoi décide-t-elle de se prostituer via internet, d'enchainer les passes avec des vieux friqués dans des hôtels de luxe, de prendre des risques inouis pour son jeune âge ? Certainement pas pour l'argent dont elle n'a pas besoin et qu'elle garde inutilement dans une grosse enveloppe cachée dans son placard à vêtements... Un véritable mystère que François Ozon filme avec une virtusosité fascinante.

J'ai l'impression qu'à chaque film, François Ozon franchit un nouveau palier vers la perfection. J'avais adoré son précédent film "Dans la maison", un film délicieusement voyeur, profondément troublant. Avec "Jeune et Jolie" il confirme son talent pour dénicher de jeunes acteurs et les sublimer. Rien que pour la découverte de Marine Vacth qui joue le rôle d'Isabelle, il mériterait une brouette de Césars. Cette jeune actrice, ancien mannequin que j'ai eu l'occasion de croiser rapidement à Cannes est un véritable joyau qui irradie la pélicule à un niveau encore inédit. Autant vous dire que quand on m'a proposé de la tomcaster cette semaine, j'ai presque pleuré d'être en vacances !

Mais la grande force de François Ozon c'est de sublimer un sujet en apparence glauque avec une maitrise de l'image hallucinante. Chaque plan est un enchantement et le réalisateur réussit le tour de force de rendre crédible cette dérive incompréhensible qu'aucune famille n'oserait soupçonner en son sein. Du point de vue des clients au point de vue des parents, tout est particulièrement soigné, voire même innovant en ce qui concerne cette complicité géniale entre Isabelle et son petit frère, le tout à un niveau que j'oserais qualifier de Chabrolien. La référence ultime pour moi. Bref, du grand 7ème art. 

Et je concluerais en me réjouissant que François Ozon n'ait que 45 ans, ce qui nous promet - même s'il n'a pas la prolixité d'un Claude Chabrol - encore de nombreux moments de plaisir !

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"Jeune et Jolie" de François Ozon, sortie le 21 août 2013

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