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Radiostars ! La bonne surprise qui venait des ondes !

Radiostars-Affiche-France

Donc voilà mon coup de coeur ciné de cette année 2012 ! J'ai loupé toutes les projections presse et j'ai vu tous mes amis en revenir avec la banane alors j'ai fini par y aller de ma poche, en payant ma place comme tout le monde et croyez-moi les gars, je n'ai pas regretté. Romain Lévy a réussi ce que les réalisateurs français sont en général super balèzes pour foirer avec obstination : la comédie road movie bande de potes à l'américaine. Et en plus il se paye le luxe d'ajouter la french touch au format US avec des personnages tantôt attachants tantôt barrés, le genre pas très clair à l'image de Cyril (joué par l'excellent Pascal Demolon, révélation de ce film), le genre je joue mon propre rôle (Manu Payet qui a débuté à la radio avant de faire du One Man Show avec Romain Lévy comme auteur) ou le genre gueule cassée de la bande FM à l'image d'Arnold (joué par Clovis Cornillac que je trouve enfin bon dans un film).

Tout dans ce premier film est jouissif, des jingles radio de Jacques Frantz à la scène mythique du rappeur qui joue les Francis Cabrel dans un McDo en passant par le running gag de Daniel(e) le chauffeur du bus dont on ne connaitra jamais le sexe.

J'ai retrouvé dans ce film un tout petit peu de l'immense plaisir que j'ai eu à découvrir "Almost Famous" de Cameron Crowe et c'est déjà énorme. Bref, allez voir ce film !

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Cloclo : grandiose !

Cloclo

Vu et adoré Cloclo, mon verdict en trois points forts

1) Le réalisateur Florian Emilio Siri est un virtuose de l'image et son incroyable premier film "Nid de Guêpes" lui avait permis d'aller direct à Hollywood (trop tôt) pour réaliser un film de commande avec Bruce Willis hélas pas très réussi. Il apporte toute son énergie et sa créativité à ce Biopic jouissif et étincelant.

2) Un vrai Biopic qui ne radine ni sur le temps ni sur les reconstitutions. On suit la vie de Claude François de sa naissance à sa mort. Tout ceux qui comme moi avaient été super frustrés par le Gainsbourg de Johan Sfar adoreront ce Cloco qui nous fait revivre quelques événements mythiques comme le fameux concert de Johnny à l'Olympia où le public avait cassé les chaises. Le réalisateur se paye même le luxe de reconstituer un concert d'Otis Redding - j'en avais des frissons dans le dos. On retrouve aussi les locaux de la maison de disque number one de l'époque Philips, l'appartement mythique du boulevard Exelmans (j'ai habité à 30m pendant 3 ans !). Bref il y a du pognon (bien utilisé) sur l'écran, c'est du grand cinéma.

Cloclo-02-300x1693) Le performance de Jeremie Renier est tout simplement incroyable. Je pense que cet acteur, pas vraiment charismatique à la base doit être un énorme bosseur et on imagine la somme de boulot et les efforts intenses qu'il a du fournir pour incarner Claude François sans tomber dans le sosie bidon (il y a en a tellement !). C'est tout à son honneur ! Benoit Magimel, méconnaissable en Paul Lederman avec la voix de Sarkozy est aussi bluffant ! La petite nana qui joue France Gall (Joséphine Japy) est également une cool découverte.

Vous l'aurez compris, je recommande chaudement ce film, 2h28 de frisson, d'émotions, de découvertes, même les Inrocks ont kiffé alors...

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J'ai vu "Les infidèles"

Infideles

Cette semaine sort Les Infidèles, un film de potes, une bande d'acteurs et de réalisateurs qui ont réussi chacun dans leur domaine et qui ont eu envie de se faire plaisir en proposant différentes histoires dans un même film. Pathétiques, touchantes, voire houellebecquiennes, ces histoires ont pour lien l'infidélité avec des traitements très différents. Le film est donc assez inégal, déséquilibré, c'est le risque quand plusieurs réalisateurs se succèdent dans un même long-métrage.

Pourtant le film contient quelques scènes d'anthologie (les infidèles anonymes!!!) et à mon sens 3 point forts justifient à eux seuls le visionnage de ce film.

1) Le formidable court-métrage de Michel Hazanavicius (décidemment) qui offre à Jean Dujardin le rôle le plus pathétique de sa carrière (un homme en déplacement en province qui cherche désespérement un plan cul pour tromper sa femme) dans un univers qui n'aurait pas déplu à Michel Houellebecq (un séminaire d'entreprise dans un hôtel tristounet). C'est grandiose.

2) L'autre point fort : découvrir Guillaume Canet en Versaillais pur jus avec mèche, pantalon en toile, docksides et polo au col relevé. Mythique !

3) Dernier point fort : la jeune actrice Clara Ponsot, seule vraie raison valable de tromper sa femme... et que j'ai hâte de voir dans Bye Bye Blondie (adaptation du roman de Virginie Despentes)

Capture d’écran 2012-03-01 à 10.46.23

Voir la bande-annonce du film.

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Possessions : le film sur l'affaire Flactif !

J'avoue que j'ai vraiment hâte de voir ce film qui s'inspire d'un fait divers qui m'avait captivé à l'époque : l'affaire Flactif(souvenez-vous). Voici la bande annonce :

Le film sort le 7 mars ! A suivre donc...

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La Taupe : stylé mais chiant !

Taupe

"le meilleur du film d'espionnage", "Grandiose", "un triomphe", "un chef d'oeuvre" ! Alors là vraiment je ne comprends pas. Rarement dans ma vie j'ai eu l'occasion de voir un film aussi chiant. Une intrigue incompréhensible, un film qui semble ne jamais démarrer, alors que pourtant, tout est sublime dans ce film : les images, les acteurs (Gary Oldman le premier), les costumes, les décors... mais 2h07 c'est vraiment insupportable quand vous êtes complètement paumé dans cet espèce d'objet mou qui prend un malin plaisir à vous laisser de côté quand par miracle vous avez réussi à rester éveillé jusqu'à la fin.

Désolé mais NON !

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Yves Boisset et le Prix du Danger !

LePrixduDanger

Aujourd'hui je rends hommage à un film visionnaire qui s'est payé le luxe de pointer tous les dangers de la télé-réalité 20 ans avant son apparition en France (Ah l'immense Marie-France Pisier en patronne d'Endemol et le cyniquissime Michel Picoli en Benjamin Castaldi...)!

Je me demande pourquoi ce film que je considère comme l'un des plus cultes des années 80 n'est jamais sorti en DVD. C'est tout simplement incroyable !

Lire la suite "Yves Boisset et le Prix du Danger !" »

Eric Tolédano et Olivier Nakache de plus en plus "Intouchables" !

Intouchable

LE PITCH : A la suite d'un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison... Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement...Deux univers vont se télescoper, s'apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu'inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra... Intouchables.

MON AVIS : Un film qui utilise des ressorts furieusement banals, le thème du gentil pauvre chez les riches qui fait tache au début, avant de se rendre indispensable grâce à son bon sens et à un coeur gros comme ça, il y avait là de quoi empiler les clichés à la pelleteuse. C'était sans compter sur l'immense talent d'Olivier Nakache et d'Eric Toledano, deux réalisateurs que je suis depuis le début (Voir le Tomcast de Jean Paul Rouve pour "Nos jours heureux" et celui d'Omar Sy pour "Tellement Proche"). En choisissant de donner à leur pote Omar Sy son premier premier rôle, face à un François Cluzet tout en finesse, les deux compères signent une comédie irrésistible, le genre de film où l'on se sent bien. Je n'en dirais pas plus, allez voir ce film, c'est un petit bijou. Je le dis et je le répète, ces mecs là sont minimum les nouveaux Gérard Oury !

PS : Mon Dieu du cinéma, faites que ce film donne envie à plein d'autres réalisateurs de faire jouer Audrey Fleurot (miss "Engrenages" sur Canal+). Parce qu'elle le vaut tellement bien !!!

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Polisse de Maïwenn : LE film de la rentrée !

Aujourd'hui sort Polisse, le film événement de Maïwenn. J'ai eu la chance de le voir en mai dernier au festival de Cannes (souvenez-vous) et voici ma critique qui n'a pas bougé :

Polisse Oui, ce film est un véritable OVNI, une plongée dans le quotidien de la brigade de la protection des mineurs qui commence par le générique de... "l'île aux Enfants", le vrai l'original "Voici venu le temps des rires et des chants, des enfants heureux..." alors que c'est précisémment l'inverse que l'on va voir ! Curieux pied de nez qui annonce un film oscillant en permanence entre le drame parfois sordide et la franche comédie avec pour toile de fond des sujets graves comme la pédophilie, la maltraitance des enfants, le viol entre ados, l'exploitations des mineurs. Honnêtement je n'ai jamais vu un film faire à ce point le grand écart sans jamais se casser la gueule. Les acteurs sont tout simplement exceptionnels et chacun a le droit à sa scène culte.

JoeyStarr est franchement étonnant en flic et papa, crédible, touchant, révolté, impuissant, on assiste à la naissance d'un putain d'acteur. C'est clairement lui qui est le plus gâté par un scenario qui lui offre quelques répliques irresistibles. Et ces remarques irresistibles qui ont déclenché des tonnerres d'applaudissements dans la salle, il en fallait pour supporter la dureté de certaines scènes : un femme africaine qui vient abandonner son enfant, l'avortement d'une adolescente à la limite de l'insoutenable... Mais pour une fois rien de gratuit, des moment extrèmements puissants qui viennent parfaitement soutenir le propos et qui sont filmés avec beaucoup de sensibilité et de simplicité.

J'ai été impressionné de voir à quel point Maïwenn frappait juste avec son film, son analyse des relations parents enfants, que ce soit dans la normalité la plus banale à la pire déviance, tout est juste, bien vu, jamais caricatural.

On ressort donc de ce film complètement bousculé mais pas dégoûté, convaincu d'avoir déniché un grand film, d'avoir aimé une nouvelle grande réalisatrice qui a bien mérité son Prix du Jury à Cannes (les pros du cinéma avec qui j'ai discuté sont unanimes ) !

Voir la bande annonce

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Killing Bono ! Ils auraient pu être U2... mais finalement non !

Killing Ne loupez pas à partir de Mercredi l'excellent "Killing Bono", un film étonnant qui vous catapulte dans un lycée à Dublin en 1976. Un certain Larry Mullen vient de passer une petite annonce pour former un groupe. Neil MacCormick empêche (à son insu) son frère guitariste de rejoindre ce groupe, ils formeront leur propre groupe, les Shook Up et ils seront mille fois meilleurs. En plus les mecs qui rejoignent Larry se font appeler Bono et The Edge (ridicule !) et ils choisissent le nom grotesque de U2.

Sauf que voilà, U2 se met très vite à cartonner tandis que les frères MacCormick enchainent les galères et les mauvais choix. Et le pire c'est que Bono c'est même pas un connard, il fait tout pour aider ses anciens potes de lycée, mais Neil MacCormick refuse en bloc, il veut réussir de lui-même, ne pas être le petit groupe dans le sillage de U2 et du coup son acharnement pathétique en devient presque touchant. Et plus U2 accède à la renommée mondiale, plus on a mal pour les Shook Up ! Je serais tenté de dire qu'il y a du Ed Wood (mon film préféré de Tim Burton) dans le personnage de Neil MacCormick et ça, ça veut dire que le film est franchement réussi. Ajoutons la formidable prestation de Pete Postlethwaite (le héros inoubliable de "Au nom du père") dans le rôle du vieux gay qui recueille les Shook Up à Londres et vraiment, je vous recommande d'aller voir ce film jouissif qui sort le 3 août.

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Switch : invraisemblable mais super bien réalisé !

Switch

Tiens, hier, pendant que tu regardais le défilé du 14 juillet, je suis allé voir Switch, le dernier film de Frédéric Schoendorffer avec Eric Cantona.

Le Pitch :

Juillet 2010, Montréal, Canada. Sophie Malaterre, 25 ans, illustratrice de mode, voit arriver les vacances d’été avec angoisse. Pas de projets, pas d’ami, pas de fiancé... On lui parle du site SWITCH.com qui permet d’échanger sa maison le temps d’un mois. Sophie trouve, par miracle, un duplex à Paris, avec vue sur la Tour-Eiffel. Son premier jour est idyllique. Le lendemain matin, elle est réveillée par les flics. Un corps décapité est dans la chambre d’à côté. Elle n’a plus aucun moyen de prouver qu’elle n’est pas Bénédicte Serteaux, la propriétaire des lieux. Le piège se referme sur elle...

Mon avis :

Un film super bien réalisé par un réalisateur que j'adore, auteur du mythique "Scènes de Crimes", se lache complètement et nous offre notamment une incroyable scène de poursuite caméra sur l'épaule. "Switch" est hélas plombé par un scénario qui part d'une super idée mais dont les rebondissements sont parfois totalement invraisemblables : genre la gentille petit illustratrice de mode qui échappe à des super flics en braquant un dentiste, couteau sous la gorge, où les mêmes flics qui tardent à interroger la famille de la suspecte au Canada. On retrouve bien le style de Jean-Christophe Grangé, scénariste du film, qui s'il fonctionne plutôt bien sur le papier, a vraiment du mal à nosu convaincre en version cinéma. Néanmoins, le film reste un bon divertissement et Cantona s'en sort plutôt bien dans son rôle de flic.

Voir la Bande Annonce sur Allocine

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