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Grosse note du week-end

Donc j’ai signé un pur contrat d’édition avec Marion Mazauric du Diable Vauvert. Généralement, le jeune écrivain est tellement content qu’un éditeur accepte de le publier qu’il juge impoli voire indécent de négocier son contrat. Grave erreur car la négociation permet de mesurer l’intérêt de l’éditeur pour le projet. J’ai donc négocié comme un chacal du désert.
Résultat : un à-valoir énorme, et un pourcentage goldmano-houellebecquien. Ca y est les mecs, je suis riche à me doucher au Cristal !

L'A-VALOIR POUR LES NULS :
L’à-valoir est une avance sur droits que l’éditeur compréhensif verse à l’auteur affamé à la signature du contrat. Généralement, son montant est fixé par l’éditeur en fonction des prévisions de ventes car cette somme est acquise par l’auteur, quoiqu’il arrive.
Ex : « Gallimard ne donne pas d’à-valoir à ses auteurs débutants ».

Ensuite, Marion me fait part de divers remarques concernant « Les Enfants du plastique » dernières version post-Chouquette. Elle préfère nettement le début et la fin de la V 1.0 qu’elle trouve beaucoup plus pêchus. Je suis moyen d’accord mais ses remarques me donnent l’idée d’une nouvelle version qui nous met aussitôt d’accord. Le bouquin est terminé. Youpi ! Il y aura donc eu 4 versions et croyez-moi, je suis vraiment fier de cette V 4.0, même après l’avoir relue 400 fois. Et ça tombe bien car je n’ai pas fini de me relire. Mandy me passe un coup de fil et nous faisons connaissance, diable-associé de Marion, c’est lui qui va superviser la fabrication  du bouquin. Quelques jours plus tard, je reçois les épreuves par mail.

LES EPREUVES POUR LES NULS :
On appelle « épreuves » le document PDF qui contient le roman dans sa forme définitive, avec deux pages par feuille A4. C’est un événement assez jouissif pour le jeune auteur qui découvre pour la première fois son texte présenté de façon pro, avec la typo de l’éditeur, les titres, la pagination, etc.... Ces épreuves, une fois corrigées sont souvent reliées et envoyées aux journalistes qui bouclent très tôt et qui ne peuvent attendre que le livre soit imprimé.

Je renvoie mes corrections à Mandy et une dizaine de jours plus tard, je reçois par Chronopost mes épreuves corrigées. Très impressionnant ! La correctrice n’a pas chômé, il n’y a pas moins de 10 corrections par pages et je dois tout valider. Bon je vous rassure la plupart des corrections ne sont pas dues à des fautes d’orthographe mais à des erreurs de typo : majuscules, espaces, tirets notamment. Après avoir compris les abréviations de la correctrice, je passe une journée à valider son boulot puis je renvoie le paquet à Vauvert par Chronopost. Moment émouvant, véritable point final du processus de création. Je ne pourrais plus jamais toucher à mon texte ! Alea Jacta est. Comme prévu, le paquet arrive quatre jours plus tard (un jour il faudra que je fasse un post sur La Poste). 




Commentaires

Philippe

La Poste... Vaste sujet que je maîtrise pas trop mal grâce à un pote facteur : j'en croyais pas mes oreilles quand il m'a raconté comment certains mecs se servent (allez la PlayStation gratuite, les DVD facilement repérables grâce aux emballages de certains sites, les bouteilles de vin, etc. Le + gros truc qu'ils ont fait ? Envoyer une des fameuses voitures jaunes au bled, après l'avoir déclaré volée sur le parking !

Account Deleted

Petite question qui sera peut-être indiscrète : quand tu dis "pur contrat d'édition", est-ce que tu entends par là un contrat d'édition du type indiqué en lien, comprenant la cession des droits "de représentation et de reproduction, d'adaptation et de traduction" mais à l'exception des droits audiovisuels ?
Ou bien veux-tu dire que ce contrat ne vaut que pour l'édition en langue française sous forme de livre (donc excluant aussi traductions, adaptations théâtrales, etc) ?

alexandre61

mon cher Thomas, content pour toi que tu aies pu trouver un éditeur dans ce marasme parisien(...) , tu as réalisé ton rêve en voyant publiée ton oeuvre ! Quel anthousiasme !
Mais tu ne dis pas grand chose sur les termes du contrat d'édition : quel % de droit d'auteur la maison d'édition t'a-t-elle accordé ? 8%, 10 % ou peut-être 12 % ?
attention : l'a-valoir n'est qu'une carotte destinée à apater le jeune écrivain pour minorer les droits d'auteurs sur les tirages futurs ou rééditions en cas de succès...
Un an après ta publication, combien d'exemplaires en as-tu vendu ??

N'oublies pas que tu devras verser au fisc 50 % de tes droits d'auteurs ! Ca fait réfléchir...

ok

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