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Une bonne critique belge !

Coosemans Décidémment, les belges sont bien représentés parmi mes early-adopters (j’en profite au passage pour saluer la famille Pynnaert from Namur).Après Thomas Günzig, c'est Serge Coosemans qui s'y colle. Il est journaliste culturel en Belgique et collabore à de nombreuses publications, notamment dans le domaine musical, voici un extrait de la critique des « Enfants du plastique » qu’il publie sur son blog :

Thomas Clément est né en 1973, ceci est son premier roman. Je suis né en 1969 et ceci doit seulement être le cinq ou sixième bouquin un minimum enthousiasmant que je lis pouvant être affilié à ce qu’on appelle « la jeune littérature française ». Qui me sort généralement du cul en béton armé, sauf peut-être Jaenaeda. C’est comme ça et ça joue beaucoup dans l’appréciation : à part les premiers Houellebecq, je n’ai jamais rien lu écrit en France (après Les Choses de Perec; magnifique) qui ne me scotche autant que les Américains contemporains ou certains Anglais. Quand c’est du niveau de Beigbetruc ou Podium, j’ai même carrément envie de mordre.

Les Enfants du Plastique, c’est justement un peu Podium avec du rock à la place de Clo-Clo. Attention, en mieux : plus pertinent, moins tarte, plus marrant, acerbe, parfois très vulgaire. Un petit côté Spinal Tap à la française, assez proche du Fuck de Laurent Chalumeau (le plus méchant et jubilatoire des bouquins français parlant de rock américain).

La critique intégrale (qui n’est pas toujours positive, je vous rassure) est ici. Attention, il y a un spoiler. J’aime bien la comparaison avec Podium de Yann Moix car ce roman m’a fait hurler de rire (je ne serai pas aussi dur que toi, Serge). Quand à Beigbeder, je pense qu’il a donné envie d’écrire à beaucoup de jeunes et rien que ça, c’est positif.

Ah, vous en voulez encore ? OK !

Quelque part, j’ai même fort envie que ce bouquin cartonne grave, histoire que le grand-public commence réellement à s’éveiller à la réalité des manipulations dégobilatoires de l’industrie du disque. En plus, il honorera ainsi un roman tout de même bien moins escroc que toutes ces merdes parigotes pompant Bret Easton Ellis ou aussi connes qu’une chanson de Vincent Delerm.
( > Ca y est Serge, que tu le veuilles ou non, tu es mon ami !)




Commentaires

seb

pour avoir droit à une critique positive de coosemans, faut se lever tôt, donc bravo! me voilà encore plus impatient de lire le bouquin...

Sandrine-Bisontine

Je commence à déprimer grave que tout le monde lise les Enfants du plastique avant moi.

Gadrel

Une critique assez mauvaise, je trouve. Son auteur aligne les comparaisons avec des livres et des films (!) les unes après les autres, incapable qu'il semble d'expliquer la teneur réelle du livre et de porter un jugement absolu (qui ne soit pas relatif). Dire que le bouquin est bien comme X et qu'en même temps il est mieux que Y, Y qui est lui-même de la merde, c'est le niveau zéro de la critique.

Que penseriez-vous d'un type qui vous dirait que 'Les frères Karamazov' c'est un peu comme 'Les Misérables' mais avec le côté 'Marcel Proust' (qu'il adoooore !) en plus, et sans toutes les chieries inhérentes à la littérature russe du XIXè ? Vous penseriez qu'il ne vous a pas parlé un seul instant des frères Karamazov, mais uniquement de sa petite personne et de ses petits goûts esthétiques qu'il trouve tellement excellents qu'ils ne méritent surtout pas d'être expliqués (et encore moins d'expliquer en quoi consiste le livre !).

Ou pour faire plus court : ton livre est beau comme ce livre-là qui est très beau et à la différence de ce livre-là qui est très vilain. Suis mon très bon goût, ami lecteur.

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Même si je sais que c'est pas bien, je vais te dire ce que je pense de ton livre sans en avoir lu autre chose que le pitch : c'est une histoire hyper mainstream qui sera peut-être sauvée par un brin d'humour. Hyper mainstream, car il suffit d'ouvrir n'importe quel magazine cultureux actuel pour lire exactement les mêmes critiques du "système" actuel, les mêmes poncifs sur la Starac, sur le haut cadre qui décide, après s'être trop longtemps commis avec le Grand Capital, de cracher un bon coup dans la soupe, etc. Bref le degré zéro de l'imagination et des personnages en... papier. Toutefois, ta décision de faire de prendre le truc sous l'angle comique réservera peut-être quelques surprises. Voilà où résidera l'intérêt (potentiel) du livre. Le reste, on le sait et on le lit depuis 30 ans. Or la littérature doit étonner.

PatC

Bravo pour le concept de « critique de Pitch ». Non mais on croit rêver ??? Qu’est-ce que l’histoire (le pitch) à coté du feeling qui te fait te dire « putain ce mec sait de quoi il parle et son ressenti me fait vibrer. Ce mec, a comme moi monté son groupe de rock quand il était jeune, il a posé les bases d’une démarche sincère (quel que soit son aboutissement) et ça me touche grave » !! Que vient foutre l’expression « cracher dans la soupe » quand les mots de l’auteur suintent la démarche sincère vécue ??? Quand tu as connu certains instants magiques décrits dans cette très belle œuvre, et que tu constate la plastification contemporaine des jeunes cerveaux, tu as tout simplement les boules, comme Thomas Clément, qui l’écrit avec un style en outre vraiment drôle.
Quant à l’histoire (d’ailleurs très bien trouvée), est-ce l’unique élément qui donne à l’œuvre son caractère brillant et touchant ? Un livre que j’aime, un film que j’aime, je le relis ou le visionne des centaines de fois. Le premier contact avec l’œuvre achevé, le scénario n’a plus que peu d’importance à coté de l’émotion suscitée par le style, la couleur ou l’ambiance voulus par l’artiste.
Si Gadrel veut des histoires originales, qu’il lise la presse. On ne trouvera jamais plus surprenant en matière de récit sur la connerie du monde…

Gadrel

MDR !

L'éloge de la "sincérité" comme indicateur de la qualité d'une oeuvre.

Des oeuvres "qui suintent la démarche sincère vécue", il y a tous les jours qui sortent. Loana qui nous parle de sa mère, Philippe Delerm de l'écossage des petits pois, Christine Angot de sa trente-deuxième psychanalyse et Marc Lévy de ses bluettes d'adolescente.

On ne demande pas à un écrivain d'être sincère (sauf s'il est invité à conclure un débat chez Delarue) : on lui demande de nous faire percevoir le monde différemment, à travers le prisme de son individualité. Découvrir des choses sur nous, sur les autres, sur la société dans laquelle on évolue. Le reste, c'est juste bon pour les "histoires vécues" et Robert Laffont.

Rico

Ah ben, au nom de toute la famille Pynnaert de Namur, un tout grand merci de nous propulser ainsi sur le devant de la scène internationale, Tomy !

Rico (Pynnaert de Namur)

Joufpoi

En quoi la sincérité peut-elle empêcher un auteur de nous faire percevoir "le monde différement, à travers le prisme de son individualité" ?

En tout cas, le concept de critique du pitch ça me fait sourire...

PatC

Mais qui donc parle de LIMITER la qualité d’une œuvre à sa seule sincérité ??? Une oeuvre littéraire est la combinaison de tellement de choses... Même si je ne l’ai pas lu (et en temps normal je préfère débattre sur ce que j’ai lu) je peux aisément comprendre que la lecture de Loana t’ait déçu. Mais ça n’est pas une raison pour imposer de manière fasciste un rôle très arrêté à la littérature (« découvrir le monde », projet tout à fait louable mais ça n’est pas que ça….) Quant à moi, je veux faire mieux que Gadrel et prépare une critique sur le code barre du livre…

Rico

Un critique qui est très à la mode chez les jeunes belges, c'est Sébastien Ministru, du téléMoustique. Ce serait cool que t'ai une critique de lui... (voir Google).

Rico

que t'ais que t'aies que t'ayes (biffez la mention inutile)

sc

Baltringue de compète, ouais, le Ministru. Mais il fait de l'audience...

Thomas

Pour Ministru, demande à Anne, elle a ses coordonnées...

Gadrel

Cher PatC,
je vois qu'il t'a fallu à peine deux messages pour parvenir à placer l'adjectif "fasciste". Et même pas sur un sujet politique.

Je suis sûr que tu es un type formidable et tout, mais pour moi la discussion (enfin, quel grand mot) avec toi s'arrête là, point Godwin oblige.

sc

Gadrel qui joue l’offusqué parce qu’il se fait traiter de facho pour déjà la 124.897ème fois de l’année. Hé Wild Child, si tu veux rester dans l’illusion que tu n’as rien d’un skinhead de forums et autres blogs (un peu comme ces commandos américains anti-IVG qui sont persuadés défendre la vie en défenestrant des médecins), il suffit d’arrêter de troller des imbécilités et alles zal weer heel mooi zijn, hein, Tich…

Gadrel

Serge,
je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, ne plus te voir sur ton blog bruxellois favori m'a donné des sueurs froides que je réchauffe en venant ici.

Pour le reste, seule ta mauvaise maîtrise de la langue te pousse à dire que je trolle des imbécillités : non mon cher Serge, je trolle des imbéciles, grosse nuance.

Pour une fois dans ma vie que j'avais l'occasion de ne pas parler de politique en ta présence, voilà soudain qu'un inconnu me lance du fasciste à la tête, espérant ainsi me clore le bec à moindres frais et défendre son poto à la vie à la mort etc. Belachelijk.

Enfin, fieeke, ik hoop dat jouw voldgende kritiek beter zal zijn. Ca sentait la fatigue et le bâclé, hein.

Debbie Pinson

Ne faites pas attention a gadrel, c'est le genre de troll capable d'écrire sérieusement des conneries du genre: "Avant 1750, les artistes étaient presques toujours subsidiés par les groupes détenant le pouvoir (Eglise, nobles, etc.) Puis est arrivée une chose merveilleuse, le capitalisme, qui a permis a chacun de s'enrichir. De cette richesse généralisée est née une explosion artistique." (28/09/2005 - 16:47:57'' sur un blog libertarien dont je ne ferai pas la pub) On voit bien de quel côté de la force il se situe. Je l'imagine bien avec sa chemise rayée bleue, dans sa BMW X5 SUV, en train d'accélerer rageusement à l'approche des passages pour piétons.

Rico

Woah dit, kesk'on rigole ici. On est que des Belges, dites donc.

Je n'ai jamais dit que Ministru n'était pas un baltringue, mais faut quand même reconnaître que ses critiques sont meilleurs que celles de Serge...

Ahahaah !

Rico

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